NOUVELLES DU 18EME

Publié le par LEPIC ABBESSES




Conseil d’arrondissement : trois villes et un nouveau quartier

  par Philippe Bordier

Un nouveau quartier, Gare des Mines Fillettes, verra le jour dans le 18e arrondissement de Paris. Il reliera les communes de Saint Denis, Aubervilliers et Paris. Une partie du boulevard périphérique sera couverte pour assurer la continuité urbaine et commerciale des trois communes. Un projet de délibération en ce sens a été voté à l’unanimité, lundi 4 mai 2009, lors du conseil d’arrondissement du 18e.

Le quartier Gare des Mines Fillettes, au nord du 18e arrondissement, devrait être « le premier quartier intercommunal mis en place entre Paris et une collectivité voisine de puis 1860 ». C’est le sens du projet de délibération présenté par Michel Neyreneuf, adjoint chargé de l’urbanisme, et le point de départ de différentes études, avant le lancement des travaux proprement dit.

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Avec la couverture du périphérique (à droite), la continuité urbaine et commerciale est préservée entre les trois communes.

Trois communes sont concernées : Paris, Saint Denis et Aubervilliers. La surface totale du projet couvrira 22 ha, de part et d’autre du boulevard périphérique. Lequel sera couvert, sur 225 m. Cette opération permettra « d’assurer une continuité de l’animation urbaine entre les trois communes », selon l’exposé de Michel Neyreneuf. Priorité sera donnée aux logements (300 000 m2, dont la moitié de logements sociaux) et aux équipements publics. « Il s’agira aussi de désenclaver la cité Charles Hermitte, coincée entre les boulevards extérieurs et le périphérique. »

Les équipements publics prévus sont une école et une crèche, la reconstitution de la partie touchée de l’école Charles Hermite, du gymnase et du roller parc, ainsi que du stade des Fillettes, augmenté de deux salles de sports. Une plaine de jeux d’environ 600 m² en accès libre est prévue sur l’esplanade. plusieurs projets menés parallèlement en matière de transports en commun : prolongement du Tramway des maréchaux, création de la Gare Eole Evangile, prolongement du Tram’y jusqu’à la future gare d’Eole.

Un grand « bâtiment-pont », réalisé au-dessus du périphérique, accueillera des activités commerciales. C’est à cet endroit qu’est envisagée la construction du marché des cinq continents : un vaste espace, facile d’accès, censé accueillir les commerçants de la Goutte d’Or, notamment les grossistes de la rue Doudeauville et les commerces de produits exotiques. « L’ensemble du projet Gare des Mines Fillettes sera soumis aux objectifs du plan climat parisien de haute qualité environnementale, » a précisé Michel Neyreneuf.
La délibération a été votée à l’unanimité.

La mémoire d’Alain Bashung courtisée

Le square Léon débaptisé au profit de square Alain Bashung ? C’est le vœu qui a été déposé, lundi 4 mai 2009, lors du conseil d’arrondissement du 18e, par le groupe UMP. Un geste qui n’a pas été apprécié par Daniel Vaillant et la majorité municipale. « En effet, a rappelé l’édile, je me suis engagé, lors du dernier conseil, à ce que le 18e arrondissement honore la mémoire du chanteur, qui vivait dans la Goutte d’Or, le plus rapidement possible. J’ai précisé que l’étude de ce projet serait confiée à la nouvelle commission de dénomination des voies, espaces verts et des équipements publics et que la famille du chanteur y serait associée. Je ne comprends donc pas la nature de ce vœu. » Et le maire de fustiger « cette course à l’échalote pour récupérer le nom des morts. »

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Sur le pas de la porte d’Alain Bashung, villa Poissonnière, dans la Goutte d’Or, au lendemain de la mort du chanteur.

L’opposition, au nombre de deux représentants, ce soir-là, est bien embêtée. « Nous retirons ce vœu, » dit Christian Honoré, conseiller d’arrondissement UMP. M’Hamed Ghannem, conseiller d’arrondissement qui présente le vœu au nom de Roxane Decorte, élue UMP absente de la séance, explique, un brin accablé : « S’il ne tenait qu’à moi, je retirerais ce vœu. Mais j’ai reçu mandat de le présenter. Par esprit de corps, je suis obligé de le maintenir. »

Compatissante, la majorité propose une suspension de séance : « Afin de vous laisser le temps de joindre Decorte au téléphone. » Finalement, M’Hamed Ghannem demande et obtient le report du vœu au prochain conseil : « Ainsi, Roxane Decorte le soutiendra elle-même, » précise-t-il, soulagé.

Le PC veut supprimer les boites réseaux EDF

Après l’explosion d’une boîte réseau EDF, le 23 avril 2009, dans le 18e arrondissement de Paris, le groupe communiste a présenté un vœu destiné au maire de Paris, pour que ce dernier demande au directeur du Réseau électricité de Paris de sécuriser les boîtes de réseau et de les supprimer dans les plus brefs délais.
Le vœu a été voté à l’unanimité.

 

 

 

Top livres du mois d’avril 2009

 

En collaboration avec L’Humeur Vagabonde, Dixhuitinfo vous présente les meilleures ventes du mois d’avril 2009 de cette librairie du 18e arrondissement (44 rue du Poteau).

POLARS
1. Dans les bois - Harlan Coben - Pocket
2. Un pays à l’aube - Dennis Lehane - Rivages
3. Dans la brume électrique avec les morts confédérés - James Lee Burke - Rivages
4. Le prédicateur - Camilla Lackberg - Actes Sud
5. La princesse des glaces - Camilla Lackberg - Actes Sud

ROMANS
1. D’autres vies que la mienne - Emmanuel Carrère - POL
2. Fuck America - Edgar Hilsenrath - Attila
3. Une odyssée américaine - Jim Harrison - Flammarion
4. Autoportrait de l’auteur en coureur de fond - Huraki Murakami - Belfond
5. Une rencontre - Milan Kundera - Gallimard

POCHES
1. L’éléphant s’évapore - Huraki Murakami - UGE Poche
2. Tribulations d’un précaire - Ian Levison - Liana Lévi
3. La vie d’un simple - Guillaumin - LGF
4. Le cœur cousu - Carole Martinez - Gallimard
5. La ballade de l’impossible - Huraki Murakami - UGE Poche

BANDES DESSINÉES
1. Animal’z - Enki Bilal - Casterman
2. Crevaisons - Une aventure rocambolesque du soldat inconnu - Larcenet - Dargaud
3. Agrippine déconfite - T8 - Claire Brétecher - Dargaud
4. Increvables ! - Tom-Tom et Nana - Collectif - Bayard
5. New York mi amor - Legrand, Tardi & Grange - Casterman

SCIENCES HUMAINES
1. XXI n°6 - Dans le bleu de l’Islam - Collectif - XXIie siècle
2. L’Affaire du chevalier de la Barre - Voltaire - Gallimard
3. Manifeste pour les "produits" de haute nécessité - Ernest Breleur - Galaade
4. Ne sauvons pas le système qui nous broie ! - Manifeste pour une désobéissance générale - Collectif - Le passager
5. L’insurrection qui vient - Collectif - La Fabrique






Tapissier et magicienne, Anne Senoble transforme le laid en beau

  par Michel Brillié

Installée depuis le début de l’année 2009, rue du Mont Cenis, dans le 18e arrondissement de Paris, Anne Senoble rénove fauteuils et autres sièges, de toutes provenances et de toutes époques. Cette femme solitaire donne aussi des cours de tapisserie à un petit groupe d’élèves sélectionnés, qu’elle nomme ses disciples. Audio, vidéo : portrait complet d’un artisan au langage direct et musclé.

Sur la devanture, l’enseigne de la boutique qui a précédée cet atelier de tapisserie indique toujours, « Pharmacie ». Derrière la large vitrine, il y a cette jeune femme mince aux cheveux courts. Assise en tailleur, elle achève avec vigueur le « retapissage » d’un fauteuil. Anne Senoble voulait depuis toujours habiter dans le 18e arrondissement. Elle a quitté les Batignolles, dans le 17e, au début de l’année 2009, pour s’installer, professionnellement et personnellement, rue du Mont Cenis : « Je ne voulais plus vivre dans un quartier où tout le monde se ressemble. Ici, je retrouve ce côté populaire qui a disparu dans le 17e. »

Le choix du nouvel emplacement de son atelier a été mûrement réfléchi. Le nom de la rue était déjà un atout pour elle : « La rue du Mont Cenis aboutit à la place du Tertre. Et puis, ça monte ; il vaut mieux monter dans la vie que dévaler la pente… » Dans sa boutique, Anne peut restaurer ses fauteuils, seule, le plus souvent dans le silence, parfois en musique.

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A voir travailler Anne, on comprend que tapissier est un métier où il vaut mieux être musclé.

Anne est tapissier. Pas tapissière : le premier retapisse les fauteuils, la seconde fait de la couture. Sa vocation remonte à son enfance : petite fille, elle voulait être ébéniste. « Je passais mes journées à fouiller dans le grenier familial, à chercher des trucs à bricoler. » A voir travailler Anne, on comprend que c’est un métier où il vaut mieux être musclé. « Ce qu’on pose c’est tendu, donc il faut de la force. » Anne prend dans sa bouche une poignée de clous de tapissier et dans sa main, un marteau. Elle tend les lèvres et dépose délicatement un clou sur la tête du marteau. Force et adresse, donc.

Chez Anne Senoble, vous pouvez aussi prendre des cours de tapisserie. Chaque jeudi une douzaine d’élèves apprennent ou appliquent la règle de base du métier. Une règle de 3. « 1/ le siège doit être solide, ça coûte assez cher de le faire refaire, on y passe du temps, il faut que ça dure ; 2/ il doit aussi être confortable, car c’est un siège avant tout ; 3/ Au final, il doit être beau. »

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« J’ai eu un fauteuil un jour, je ne voulais pas le rendre. Ce qui me plait c’est d’avoir quelque chose de moche et d’en faire quelque chose de beau. Il y a un côté magique dans ce métier. »

Anne trie ses élèves sur le volet. Certains d’entre eux la suivent depuis dix ans, même si les bases du métier s’apprennent rapidement. Les places sont chères dans l’atelier. Pour prendre des cours à son tour, il faut attendre qu’un « disciple » parte. « Je n’aime pas les imbéciles, ou les gens méchants. Alors je trie. » Chaque siège est une nouvelle histoire, une nouvelle rencontre pour Anne. Avec parfois de l’affection pour l’un d’entre eux : « J’ai eu un fauteuil un jour, je ne voulais pas le rendre. Ce qui me plaît, c’est d’avoir quelque chose de moche et d’en faire quelque chose de beau. Il y a un côté baguette magique dans ce métier. »

Un métier qui prend du temps, beaucoup de temps, et exige beaucoup de travail. Un peu trop, parfois. Anne travaille six jours par semaine dans son atelier. Le septième jour, il faut bien se reposer. Anne soigne alors les plantes de son jardin, dans le 18e arrondissement, toujours. « Et puis, je suis passionnée par la danse. Alors je danse le tango. » Encore un clou, encore un coup de marteau. Fin du chapitre personnel. Retour dans la solitude douillette et silencieuse de l’atelier, assise au milieu des sièges.

Anne Senoble, interview audio

Atelier Anne Senoble
101 bis rue du Mont Cenis - 75018 Paris
www.annesenoble.com.


anne senoble tapissier


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Le beau et l'utile

L'atelier a été créé en l'an 2000 par une artisane-tapissier, désireuse de mettre son talent et son savoir-faire au service du beau et de l'utile par la restauration, l'enseignement et la création.

 

 

 

restauration de fauteuils à l'ancienne

Restaurer

Les sièges que vous me confiez sont restaurés dans les règles de l’art, de façon traditionnelle.

Pour les sièges anciens, les garnitures sont en crin, avec ou sans ressorts, selon le style ou l'époque.

Pour les sièges contemporains, j'utilise le bultex™ (technique moderne). Ce matériau est plus résistant dans le temps que la mousse.

Quant aux règles des proportions et du confort, elles sont rigoureusement respectées ainsi que l'esthétique du fauteuil.






atelier creer

Créer & transformer

Respect du style ou création originale, c'est là que vous intervenez dans le processus de transformation.

Le choix du tissu est déterminant selon l'effet recherché.

Choisir un tissu contemporain pour un siège ancien (ou l'inverse), un tissu sobre ou extravagant, une fibre naturelle ou synthétique, un effet de matière ou un mélange de couleurs inhabituel, la métamorphose de votre fauteuil peut être spectaculaire.

Le choix de la finition (clous ou passementerie) requiert la plus grande attention.

Discrète voire invisible, surprenante et ostentatoire, cette touche finale qui vient exalter la beauté du tissu, souligner un jeu de couleurs ou accentuer un effet de matière, peut faire de votre fauteuil un objet unique et remarquable.





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Boutique : une sélection tournée vers la création contemporaine

Tissus d'éditeurs. Des classiques intemporels aux nouvelles tendances, la boutique vous offre un large choix d'unis, motifs, rayures, larges bandes, matières nouvelles : une sélection qui s'oriente vers la création contemporaine.

Vente de fauteuils. Quelques modèles de sièges sont à vendre restaurés par mes soins, prêts à recouvrir du tissu de votre choix, ou bien laissés en l'état.

Le coin des bonnes affaires.  Tissus d'éditeurs en promotion (vente au mètre linéaire). Occasions à ne pas manquer.

>>> catalogue des tissus disponibles

 

 

 

 

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Reconnaître les sièges et connaître les mots... les bons mots.

Le vocabulaire du tapissier. Carrelets, houzeaux, ramponneaux ne font plus de mystère. Quelques petites définitions. >>> lien

Comment appeler un siège ? Voyeuses ou voyelles ? Duchesses ou bergèes ? Coiffeuses ou Fumeuses ? Les appelations les plus drôles, les plus sympathiques, les plus courantes (et quelques autres aussi…) >>> lien

 

 

 

 

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Les Batignolles

Ce quartier vivant, dynamique aux allures de village est animé par de nombreux professionnels des métiers d'art et de l'artisanat.
>>> Mairie 17e

Origines
Situés au nord du 17e arrondisse-ment, les Batignolles comptent parmi les rares quartiers de la capitale à avoir donné leur nom à ses habitants. La légende veut que les Batignollais soient dotés d'une force de caractère telle qu'ils aient su conserver leur identité face à "l'envahisseur parisien".
>>> d'après Fabienne Alice, "Une douce province s'éveille à l'Ouest", A Nous Paris, 11-17/09/2000.

 

Pour la petite histoire…
"Commune rurale indépendante depuis février 1830, le village des Batignolles ne fut rattaché à Paris qu'en 1860 par un décret de l'empereur Napoléon III". Le village acceuillait alors des résidences secondaires qui, longtemps, ont donné au quartier son côté provincial, disparu aujourd'hui pour faire place à une allure plus "branchée" et "artiste".
>>> source (et plus) : Wikipedia

Artistique et festif…
Le quartier connut une vie culturelle très active dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le poète Paul Verlaine passa une partie de sa jeunesse aux Batignolles (…). Stéphane Mallarmé, habitait rue de Rome et réunissait autour de lui une compagnie brillante et cultivée. Le peintre édouard Manet et ses amis du "groupe des Batignolles", étaient des habitués du quartier et de ses cafés. (…)
>>> sources (et plus) : Wikipedia
>>> à lire : "la tradition artistique et festive" sur le site du Rififi aux Batignolles

 

Ils animent…
Plusieurs associations contribuent à animer la vie du quartier qu'elles rythment de manifestations : le "Rififi aux Batignolles", les vides-greniers organisés par l'association Macaq, les journées portes-ouvertes des ateliers d'aristes et galeries du 17e, le carnaval des Batignolles, etc.
>>> Rififi aux Batignolles
>>> Vide-grenier des Batignolles

 

 

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