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Publié le par LEPIC ABBESSES

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3ème édition du Vide-Greniers rue Saint Isaure



3ème édition du Vide-Greniers rue Saint Isaure
L'association des Greniers de Saint Isaure vous invite à leur vide-greniers.
Où : Rue Saint Isaure 75018
Quand : Dimanche 17 mai 209
Horaires : de 9h à 18h
Nombre d'exposants : 80 à 100 exposants.

Inutile de vous bousculer pour les inscriptions, c'est complet !


Prologue et I - La librairie de la Place des Abbesses -



Prologue et I - La librairie de la Place des Abbesses -
Elisa cherchait un endroit qui aurait une énergie particulière, un lieu de génération spontanée d’idées, d’amitiés, de tournants de destins, de dénouements inattendus, de rencontres improbables, de visions insolites, de générosité.

Un lieu de poésie au quotidien, d’affinités, un espace où elle se sentirait enfin chez elle.

Dès qu’elle monta la première fois sur Mont Martre elle ressentit cette sensation indescriptible, cette exaltation où la vie prend des couleurs intenses et où tout paraît possible.

Elle essaya longtemps d’identifier cette émotion sublime qui ressemblait à l’amour… sans
pouvoir y rattacher un nom … si ce n’est mon MARTRE.

I - La librairie de la place des Abbesses -

Illustration : Jean-Marc Guéroux
Illustration : Jean-Marc Guéroux
Tout comme elle préparait du café tous les matins sans le boire, pour le simple plaisir de son parfum, Elisa avait habitude de descendre aux Abbesses chercher son journal.

Il lui arrivait rarement de le lire, mais la gentillesse du marchand était une belle manière de commencer ses journées. Avec son humour caustique, il la faisait rire au réveil au prix d’un journal. Le vrai luxe.

Puis elle lirait de toutes façons ‘Le Parisien’ à son deuxième petit-déj de 11 heures dans un des cafés de la Butte. Au Vrai Paris pour la qualité de ses croissants ou Aux Rendez-vous des Amis parce qu’elle risquait d’y croiser Raf*, ou à la Divette du Moulin parce que tout le monde y faisait la bise à la barwoman à la voix si sexy.

La tradition des cafés de la capitale d’offrir ‘Le Parisien’ au troquet méritait d’être honorée, même si on avait ‘Le Monde’ en poche.

Aujourd’hui elle demanda à l’homme qui l’appelait si joliment ‘jeune fille’ de lui changer la mine de son Caran d’Ache**. La queue d’habitants du quartier qui, comme elle, aimaient à chercher leur journal ici était déjà longue, mais Monsieur Moatti la traitait comme si elle était sa seule cliente. « Bonne mine ? ou mauvaise mine ? » lui demande-t-il, lançant ainsi un débat parmi l’assistance qui avait largement triplée depuis qu’il avait entrepris de retirer la ‘mauvaise’ mine de son habitacle. Voyant malgré l’importance du sujet traité certains éléments de la queue manifester quelques signes d’impatience (on ne s’impatiente pas impunément chez Monsieur Moatti), il leur lance : « Et si c’était vous qui aviez besoin d’une bonne mine, vous voudriez bien que je vous la procure ! »

Elisa l’assura à plusieurs reprises qu’elle avait tout son temps et l’encouragea à servir la foule de plus en plus dense dans le magasin. « Ce sont ceux qui n’ont rien à faire qui sont les plus pressés », rétorqua l’homme derrière le comptoir fait de journaux et de magazines, à l’attention des dilettantes du time-management.

Le magasin était bondé, tout le monde observait le patron s’affairant sur le stylo d’Elisa, (que lui avait offert un garçon qu’elle avait perdu de vue), et qui était gravé ‘To eternity’. Après avoir finalement enlevé la mauvaise mine en la montrant à l’assistance, Monsieur Moatti décréta qu’une mauvaise mine pareille, il n’y en avait pas dans son magasin…

Et le Maître du Temps, au grand soulagement de l’assistance, conseilla à Elisa de s’acheter un stylo qui aurait une bonne mine d’origine.

‘To eternity’. Une éternité de rechange. Une seconde chance d’écrire sa vie.
____________
* : Le Jungle Bar de Montmartre
**Caran d’Ache : stylo helvétique




Quand on entend " le Vrai Paris ", on entend presque l'accent du touriste qui évoque le Paris carte postale. Le quartier des Abbesses est un lieu mythique entre Pigalle et Montmartre, mais qui sait évoluer sans perdre son âme. C'est un Paris qui respire, qui évolue et qui garde son esprit de quartier. Le Vrai Paris a suivi cette tendance.

Ce tout nouvel endroit, ouvert depuis avril 2002 et qui se cherche encore est déjà riche d'une clientèle d'habitués du quartier mais aussi de fidèles d'autres coins de Paris.
Est-ce à cause du " café / rôtisserie " ? Ce concept assez rare permet de déguster des viandes de qualité et juteuses à souhait. Mais il n'est pas interdit de choisir, dans une carte variée, d'autres délices comme le tartare coupé au couteau ou des plats de poissons.

C'est un très bel endroit dans les tons terre de sienne et chocolat, avec un comptoir un rond en bois de palissandre. C'est beau, c'est sobre et chaleureux. Même la terrasse est chauffée l'hiver. Bref, un café comme on les aime.

Rendez-vous donc au gré d'une balade ou après un spectacle au théâtre des Abbesses…
On peut manger à toute heure.


Ouverture :
tous les jours: Lundi à Jeudi de 7h à 2h - Vendredi Samedi de 7h à 4h - Dimanche 8h à 2h
Capacité :
80 couverts 25 couverts en terrasse
Cuisine "TRADITIONNELLE"

Restauration en continu jusqu'à 0h30.

80 places à l'intérieur
25 places en terrasse chauffée l'hiver







Le Coquelicot des Abbesses



Illustration : Jean-Marc Guéroux
Illustration : Jean-Marc Guéroux
Là, on sert un oeuf à la coque avec des mouillettes pour 2,50 euros et on se sent chez soi comme dans son enfance. Le café et le chocolat arrivent dans de grands bols fumants et on est, même dans la salle du 1er étage, entouré de délicieuses odeurs de boulangerie.

Elisa allait tous les matins acheter sa baguette chaude chez Coquelicot, puis encore une fois le soir. Elle n’en mangeait vraiment qu’un quart, mais en achetait toujours une entière… au cas où un invité se serait présenté à l’improviste. Bien que buvant uniquement du thé vert, elle préparait également du café chaque matin. Car, selon Elisa, de même qu’une maison n’a pas d’âme sans piano, il faut que l’odeur du café frais envahisse tous les matins une demeure pour qu’on puisse réellement l’appeler « home ».

Elisa adorait descendre de son immeuble Place Jean-Baptiste Clément (l’auteur du Temps des Cerises), traverser la place Emile Goudeau et courir sur la pente de la rue Ravignan jusqu’à sa boulangerie préférée où le pain était à la fois moelleux et croustillant, où les gens étaient heureux de faire la queue en attendant ce basique de l’art de vivre qui accompagne toute la gastronomie française : la baguette chaude…

Quel plaisir de grignoter le croûton (voire plus) sur le chemin du retour, en regrimpant vers les hauteurs de la butte !




"C'est une promenade impressionniste à la quelle nous convie Eva Léandre sur les pas de la Belle Elisa, amoureuse des bistrots où l'on ne ment pas, des librairies olfactives et des artistes au charme désabusé comme un fusain brisé, dans un Montmartre authentique aux accents populaires... ; à découvrir et à savourer autour d'un café crème et d'un croissant, sur les pentes villageoises de la butte"

Jean-Marc TARRIT
Président de la République de Montmartre
Président d'honneur du Musée de Montmartre

Jean-Pierre Blivet

"Intelligente et agréable manière de découvrir Montmartre à travers le regard passionné mais lucide de cette belle artiste cosmopolite et polyglotte de la butte".

Jean-Pierre Blivet
Professeur international de Masterclasses de Chant

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