THEATRE DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Histoire du théâtre des 2 ânes...

Au début de ce siècle, les cabarets de chansonniers montmartrois se situaient tous entre la place Pigalle et la place Blanche et il ne serait venu à l'idée de personne d'en ouvrir un, passé le Moulin Rouge.

En 1910, cependant, Stein, un cabaretier venu de province s'y installait au 100, boulevard de Clichy et inaugurait La Truie qui file. La Truie ne fila pas longtemps, la maison ferma. Quelque temps après, rouvrait sous le titre de l'araignée. Mais cette araignée attirait peu de clients dans sa toile : son existence fut bien éphémère...
Elle fut remplacée par le Porc-épic sous le direction de Maurice Mérall accompagné d'une équipe de chansonniers dont Saint-Granier, Pierre Dac, Gabaroche, puis William Burtey succède à Mérall et baptise son cabaret l'Epatant. Pendant la guerre de 14/18, nouvel essai, nouvelle direction, nouvelle enseigne : Les Truands.

Le Directeur, Tristan Rémy, poète dadaïste, imaginait de faire servir des pommes de terre frites pendant le représentation. Les spectacles casse-croûte des Truands eurent peu d'amateurs. Après un essai de « théâtre des marionnettes », Roger Ferréol et André Dalh se rendirent acquéreurs de l'établissement en 1922...
Les deux nouveaux directeurs se torturaient les méninges pour lui donner une enseigne : " Pour ne rien trouver, dit André Dalh, faut-il que nous soyons ânes !" "Mais, s'écria Ferréol, la voilà notre enseigne ! Nous sommes deux et nous sommes des ânes."
LES DEUX ANES.

En 1928, Henri Alibert recevait de Roger Ferréol les rênes des Deux-Anes et les a conduits au grand galop sur la route du succès. Tous les chansonniers de la génération actuelle sont passés au Deux-Anes. « Bien braire et laisser rire » telle est la devise de notre théâtre qui ne s'en prive pas depuis plus d'un demi-siècle.

 

 

 

 

Bienvenue chez les chipies

Avec Jean Amadou, Pierre Douglas, Jacques Mailhot, Michel Guidoni, Jean-Pierre Marville et Florence Brunold

Lorsque Ségolène AUBRY affronte Martine ROYAL (et réciproquement...) le dialogue nord-sud et la vie politique française prennent enfin une nouvelle dimension.

Le combat est rude, mais d'une loyauté exemplaire qui renvoie leurs homologues mâles à leur chère éthique.

Quant aux chansonniers, en joyeux arbitres des chamailleries républicaines, ils comptent les coups avec fair-play et distribuent bon points et cartons rouges pour le plus grand bonheur de leurs concitoyens.

Soyez donc les bienvenues au Pays des Chipies. Vous ne regretterez pas votre voyage.


Réservez vos places

dans les agences / FNAC / Virgin...
sur place, auprès de nos caissières, 100 bd de Clichy, 75018 Paris
par téléphone au 01 46 06 10 26 de 11h30 à 19h
par téléphone au 08 92 70 77 05 (résathéâtre)
en ligne sur www.theatreonline.com

Location ouverte 14 jours avant le spectacle, 30 jours pour les groupes

Horaires :

Soirées : du mardi au samedi à 20h30
Matinées : le samedi à 16h30, le dimanche à 15h
Relâche le lundi.

La première aura lieu le Mardi 10 Février.

Tarifs

prix des places :

Orchestre : 41 €
Balcon : 37 €
Groupes : 33 €, à partir de 25 personnes
Tarif spécial étudiant de moins de 25 ans :
Renseignements à la location du théâtre
+ 1 € de réservation

 

 

 

 

Les lundis des 2 ânes

A partir du Lundi 22 septembre, le théatre des 2 ânes présentera dès 20 heures un spectacle satirique inspiré par l'actualité, les phénomènes de société, avec, toujours, une note d'humour afin de rester dans la ligne du dernier théâtre français de chansonniers.

Voici, dans les grandes lignes, le programme du premier trimestre 2009.


Février

lundi 16
La r'vue d'presse

Mars

lundi 16
La r'vue d'presse

lundi 23
Jean-Claude DUQUESNOIT

exceptionnel :
dimanche 29 à 19 heures

Politiquement incorrect(s)
Rocher père & fils

Avril

lundi 27
La r'vue d'presse




Galerie des chansonniers

FLORENCE BRUNOLD

JEAN-CLAUDE DUQUESNOIT

GILLES DETROIT

MARION POSTA

THIERRY METEIREAU

REGIS MAILHOT

THIERRY ROCHER

JEAN-PATRICK DOUILLON

 

 

 

 

Avec Jacques Mailhot, Bernard Mabille et Michel Guidoni

Aucun traitement sérieux n'existant à ce jour, les chansonniers du Théâtre des 2 Anes ont donc choisi de soigner cette nouvelle pathologie par le rire, l'humour et la dérision.

Après avoir soigneusement avalé la pilule Ségolène et le placébo Bayrou, nous vous proposons ce soir une nouvelle "Tri-thérapie" qui vient d'être testée avec succès sur un échantillonnage de patients volontaires. Celle-ci combine avantageusement un condensé de trois molécules particulièrement efficaces : La Mailhocycline active, la Mabilladone Sulfurée, et la Guidonizole à large spectre.

L'administration de cette posologie assure immédiatement une amélioration de l'état du malade et en particulier un soulagement important au niveau de la fibre républicaine et des neurones.

Classée "médicament de grand confort" elle n'est malheureusement pas remboursée par la sécurité sociale.

 

 

 




Pour être informé de la programmation du théâtre, entrez votre adresse mail

La presse parle de La Manufacture des Abbesses

«La Manufacture des Abbesses est un nouveau théâtre au pied de la butte Montmartre qui voudrait se dédier aux auteurs contemporains. Avec ce spectacle, il commence son histoire de la meilleure façon possible.»

Janvier 2007 Figaroscope

«Un nouveau théâtre montmartrois qui vaut la découverte.»

Juin 2007 Télérama

«Ce théâtre est une belle promesse d’avenir.»

Janvier 2007 Pariscope

«Souhaitons que ce théâtre poursuive longtemps sa politique d’exigence. On en a bien besoin.»

Mars 2007 Figaro Magazine

«La plus confortable des nouvelles salles (…) Bien calés dans des fauteuils de salle de cinéma… (…) Sa programmation lui assure déjà un public fidèle ! »

Mars 2007 Le Parisien

«Un nouveau lieu misant sur le théâtre contemporain et la création qui révèle une jeune garde théâtrale talentueuse.»

Avril 2007 A Nous Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Je vois des choses que vous ne voyez pas]

JE VOIS DES CHOSES QUE VOUS NE VOYEZ PAS

Reprise du 8 mars au 29 mars 2009/ Mercredi et dimanche à 15h /Spectacle jeune public à partir de 8 ans / Pendant les vacances de Pâques retrouvez le spectacle du lundi 13 au vendredi 17 avril puis du lundi 20 au jeudi 23 avril à 17h.

Conte musical qui revisite La Belle au Bois dormant. Mais Belle ne se pique pas le doigt à un fuseau, elle est victime d'un stylo... Ce spectacle a été créé l'année dernière à la Manufacture des Abbesses, c'est avec un immense plaisir que nous l'accueillons à nouveau dans une nouvelle mise en scène de Damien Bricoteaux. De belles surprises au rendez-vous!

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[Le Petit Poucet]

LE PETIT POUCET

Spectacle Jeune Public à partir de 5 ans / Du 1er au 29 avril. Les mercredis et dimanches à 15h. Dates supplémentaires pendant les vacances de Pâques : les mardis 14 et 21 avril à 15h, les vendredis 17 et 24 avril à 15h.

Le parcours initiatique d'un minus contre un géant... redécouvrez le célèbre conte remis au goût du jour!

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[Peau d'Ane]

PEAU D'ANE de Charles Perrault

Spectacle Jeune Public à partir de 6 ans / Du 3 mai au 28 juin 2009 / Mercredi et Dimanche à 15h / Relâche exceptionnelle le 13 mai

Le conte de Peau d’Ane est difficile à croire, c’est l’histoire d’une princesse dont le père a la folie de vouloir l’épouser. Sa marraine, la Fée des Lilas, lui conseille d’exiger des merveilles impossibles pour contrer les voeux du roi puis de s’enfuir vivre cachée sous la peau crasseuse d’un âne. La jeune fille mène une vie de dur labeur jusqu’au jour où, seule dans sa petite chambre, elle revêt sa robe couleur du soleil… un prince l’aperçoit et en tombe malade d’amour.

 

 

 

 

 

La Manufacture des Abbesses est créé en 2006. C'est une salle moderne, d'une capacité de 120 places, à la fois confortable et assurant une bonne visibilité à chacun des spectateurs. Un espace bar vous accueille avant et après chaque représentation.

La Manufacture des Abbesses a pour ambition de défendre des auteurs de théâtre contemporain, aussi bien dans la comédie que dans le drame… Le principal critère de sélection des spectacles étant l'histoire : elle doit ambitionner d'être forte, originale, exceptionnelle, unique.

La Manufacture s'engage d'ailleurs à multiplier les créations. Présenter pour la première fois une histoire à son public est son envie première, sa raison d'être.

 

 

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[Plateau de Théâtre]

Sophie Vonlanthen

Elle est comédienne. Elle débute à New-York (après avoir suivi les cours de l'Institut Lee Strasberg) où elle joue dans "Créanciers" de Strindberg, "Grand et Petit" de Botho Strauss, ou des courts métrages comme "Playing Freud", du réalisateur brésilien Edson Spinello…

A Paris, elle a joué notamment dans "La Secte", de Yann Reuzeau et "La Femme Comme Champ de Bataille", de Matéi Visniec. Elle a vite ressenti l'envie et le besoin de participer aussi à la production pour faire vivre le travail d'auteurs d'aujourd'hui qui lui tiennent à cœur. Elle a commencé par produire "Stone the Cast First", de David Hera, joué à New York, puis "Sept avec le Bébé", de Paula Vogel dont c'était la première pièce jouée en France. Vient ensuite "Quatre Chiens sur un Os", de John Patrick Shanley.

C'est cette expérience qui l'a convainc de la nécessité de créer La Manufacture des Abbesses. Elle rêve d'un lieu où les auteurs pourront venir raconter leurs histoires en liberté, d'un lieu humain où on entend le souffle des acteurs.

Yann Reuzeau

Il a commencé par l'écriture, à l'adolescence. Puis, en 1996, il prend ses premiers cours de théâtre auprès de Thomas Le Douarec qui lui donne rapidement ses premières opportunités d'acteur, dans «L'Idiot», mais surtout «Sur Tout ce qui Bouge» (de Christian Rullier) et «Du Vent Dans les Branches de Sassafras» (d'Obaldia).

Il tourne également beaucoup de court-métrages, de téléfilm et quelques longs-métrages dont «Paria», de Nicolas Klotz.

Au théâtre, il s'essaye aux classiques (Corneille, Musset), mais revient vite au théâtre contemporain.

D'abord en présentant pour la première fois son travail d'auteur-metteur en scène avec «La Secte» en 2001. (La pièce est un huis-clos dans l'univers d'une secte apocalyptique. Elle aborde les problématiques de la foi et du désir). Puis en produisant «Quatre Chiens sur un Os» (2003/2004), de John Patrick Shanley, qu'il interprète également. En 2005, il joue dans «Le Blé en Verbe», de Nicole Serge Rainer.

Sa deuxième pièce, «Les Débutantes», fait l'ouverture du théâtre de La Manufacture des Abbesses en Novembre 2006. Il explore à nouveau un sujet social en mettant en scène une jeune étudiante qui finance ses études en se prostituant sur internet.

Depuis 2006, il est directeur de La Manufacture des Abbesses, entièrement dédié aux auteurs contemporains. En 2008, Il écrit et met en scène «Monsieur Le Président», une comédie satirique sur le pouvoir, l'histoire d'un Président qui n'arrive pas à démissionner de ses fonctions.
En 2009, il remonte sur les planches pour interpréter «Le Regard des Autres», de Cristopher Shinn.
Lors de la saison 2009-2010, il présentera son nouveau projet d'auteur/metteur en scène «Puissants & Miséreux». La pièce abordera le sujet de l'argent et du pouvoir en plongeant dans deux univers radicaux : celui des grands patrons et celui des sdf.

[Manufacture des Abbesses]










Public

Vos encouragements ou vos critiques, sur le théâtre, le site ou sur un spectacle en particulier (dans ce cas, merci d'indiquer le nom en objet).

Si vous souhaitez être informé régulièrement de notre programmation, c'est aussi içi.
public@manufacturedesabbesses.com


Acheter un spectacle.

Vous êtes une salle, un programmateur, tourneur, un producteur… et vous souhaitez entrer en contact avec le théâtre ou une compagnie jouant ou ayant joué à la Manufacture des Abbesses. Merci de nous écrire en précisant le nom de la pièce en objet de votre message.
projet@manufacturedesabbesses.com


Nous proposer un projet.

Pour nous proposer un spectacle, merci de remplir la fiche (format word) en cliquant ici et de nous envoyer les éléments suivants :
Une présentation courte de l'auteur, de la compagnie et du metteur en scène ainsi qu'un extrait de dialogue (10 pages max). Merci de pas nous contacter par téléphone et d'envoyer un seul dossier par spectacle.

La Manufacture des Abbesses a pour ambition de défendre des auteurs de théâtre contemporain, aussi bien dans la comédie que dans le drame… Le principal critère de sélection des spectacles étant l'histoire : elle doit être originale, exceptionnelle, forte, unique.
projet@manufacturedesabbesses.com
Ou Manufacture des Abbesses, «projet de spectacle» 7 rue Véron 75018 Paris

Note : quelques infos utiles se trouvent dans la rubrique Espace Pro


Presse

Vous êtes journaliste et vous souhaitez avoir plus d'informations sur le théâtre ou sur une pièce, ou bien recevoir les infos sur nos prochains spectacles.
presse@manufacturedesabbesses.com

 

 

 

 

 

 

 

THEÂTRE DE L'ATELIER


MOLIÈRES 2009: 7 nominations pour BABY DOLL
Retrouvez la 23ème Nuit des Molières sur France 2 le dimanche 26 avril à 20h35
Théâtre privé - Comédienne - Mise en scène - Adaptation - Comédienne dans un second rôle - Décor - Lumière

Les concerts Classica Luna
Classica Luna est un nouveau rendez-vous de concerts certains lundis soirs au Théâtre de l'Atelier. Venez découvrir de nombreux artistes sélectionnés par Madame Lune.


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BABY DOLL jusqu'à fin juin 2009

Première série: 39€
deuxième série: 34€
troisième série: 24€
quatrième série: 15€
Cinquième série: 7€

Hors frais de réservation

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Achat guichet et téléphone

Horaires d'ouverture des caisses pour la location :
Du lundi au vendredi : de 11 à 19 H
Samedi : 11 - 16 H / 17 H 45 - 19 H
Dimanche de 11 à 18 H

- RÉSERVATIONS : 01 46 06 49 24

- Réservations également possible par Résathéâtre : 0892.707.705 (0,34 € / mn) et sur resatheatre.fnacspectacles.com

- Pour les
moins de 26 ans, tarif réduit à 10 € en 1ère catégorie pour toutes les représentations, sans réservation mais en fonction des places disponibles, sur présentation d'une pièce d'identité 1 heure avant la représentation

- Les places réglées ne sont ni reprises ni échangées.

- Les spectateurs retardataires ne pourront être admis après le lever du rideau.


Tarif de groupe

Un tarif groupe est proposé pour les places en 1ère catégorie uniquement.
(avec un minimum de 10 personnes pour la même représentation).


BABY DOLL
Tarif: 32€ au lieu de 39€

Conditions :
- Les options doivent être confirmées et réglées au plus tard 4 semaines avant la date retenue.
- Règlement par chèque à l’ordre du Théâtre de l’Atelier.
- Retrait des places au contrôle, le jour de la représentation. Possibilité d’un envoi des places par courrier, dans ce cas joindre une enveloppe affranchie au tarif en vigueur.

Attention : pas de tarif groupe pour les représentations du samedi soir

Contact :
Danièle Boyer
Téléphone : 01 53 41 85 64

PRÉSENTATION DU THÉÂTRE DE L'ATELIER


Niché au cœur de la butte Montmartre, le Théâtre de l’Atelier est un délicieux écrin qui domine la place Charles Dullin.

Théâtre de quartier à ses débuts, il est devenu une institution parisienne toujours aussi prisée des artistes et du public. Un succès qu’il doit à son identité forte et, bien sûr, à ses directeurs successifs.


SAISON 2007-2008

UN PEDIGREE de Patrick Modiano avec Edouard Beer
PRENEZ GARDE A L'AMOUR - Contes de Maupassant de et avec Clémentine Célarié
VAN GOGH A LONDRES de Nicholas Wright, adaptation J-M. Besset
LA FEMME ROMPUE de Simone de Beauvoir
CORRESPONDANCE DE GROUCHO MARX


SAISON 2006-2007

ADULTERES de Woody Allen
CONFIDENCES TROP INTIMES de Jérôme Tonnerre
CAP AU PIRE de Samuel Beckett, lecture par Sami Frey


SAISON 2005-2006

CREANCIERS de August Strinberg, adaptation A. Malraux
LA MUSICA de Marguerite Duras
CALIGULA de Albert Camus
LES NUITS BLANCHES de Dostoievski, adaptation X. Gallais
ROSA, LA VIE Lecture de lettres de R. Luxemburg par Anouk Grinberg


SAISON 2004-2005

TROIS JOURS DE PLUIE de Richard Greenberg, adaptation J-M. Besset
A LA FOLIE, PAS DU TOUT d’Edward Albee, adaptation J.-M. Besset
L’ÎLE DES ESCLAVES de Marivaux
JE SAIS QU’IL EXISTE DES AMOURS RECIPROQUES d’après « Gros Câlins » de Romain Gary/Emile Ajar, adaptation I. Jacob, B. Delbecq et J. Kircher


SAISON 2003-2004

CINQ FILLES COULEUR PÊCHE d’Alan Ball, adaptation A. Romand et Y. Marciano
84 CHARING CROSS ROAD d’Helene Hanff, d’après l’adaptation théâtre de J. Roose-Evans – adaptation S. Hazanavicius – Texte français de M-A. de Kisch
L’HIVER SOUS LA TABLE de RolandTopor


SAISON 2002-2003

LE DESARROI DE M. PETERS d’Arthur Miller, adaptation I. Beller
LES BRAISES de Sandor Marai, adaptation théâtrale de C. Rich et S. Cauchy


SAISON 2001-2002

LA MENAGERIE DE VERRE de Tennessee Williams, adaptation J-M. Déprats
HILDA de Marie N’Diaye
HUGO A DEUX VOIX


SAISON 2000-2001

LE MALIN PLAISIR de David Hare, adaptation J-M. Besset
L’HOMME DU HASARD de Yasmina Reza


SAISON 1999 - 2000

TRAHISONS de Harold Pinter, adaptation E. Kahane
RESONANCES de Katherine Burger, adaptation M-P. Ramo
POUR UN OUI OU POUR UN NON de Nathalie Sarraute


SAISON 1999

LA CONTROVERSE DE VALLADOLID de Jean-Claude Carrière
POEMES A LOU de Guillaume Apollinaire

PRÉSENTATION DE LAURA PELS, DIRECTRICE DU THÉÂTRE

Laura Pels est née à Bordeaux, où elle a passé les années de guerre. A la fin de son adolescence, elle arrive à Paris où elle étudie le mime et participe à des spectacles de la compagnie Pierre Saunier. Elle part ensuite à Londres où elle termine ses études, puis aux Etats-Unis où elle élève ses enfants.

En 1992, Laura Pels crée la Fondation Laura Pels dans le but de soutenir le théâtre à New York. Dès sa création, la Fondation a apporté une contribution à plus de 200 organisations bénévoles, fournissant plus de 650 subventions pour des productions, programmes éducatifs et projets de développement d’audience. Quelques-unes des productions de la Fondation comprennent : The Molière Comédies (Le Cocu imaginaire et L’Ecole des maris nominés aux Tony Awards), Scapin de Molière, Tous mes Fils et Vue du Pont d’Arthur Miller, La Puce à l’oreille de Georges Feydeau au Roundabout Theatre, ainsi qu’Ivanov d’Anton Tchékov au Lincoln Center Theater, L’Amant et La Collection d’Harold Pinter au Théâtre de l’Almeida à Londres. Etant donné le soutien important que Laura Pels a apporté au théâtre en général, le Roundabout Theatre lui a dédié le « Laura Pels Theatre » en 1994, inauguré avec Moonlight de Harold Pinter.

La Fondation Internationale Laura Pels fut créée an 1996 pour développer une aide internationale aux échanges culturels entre le théâtre de langue anglaise et le théâtre de langue française. Parmi ses réalisations : co-production de deux pièces d’Harold Pinter La Lune se couche et Ashes to Ashes au Théâtre du Rond-Point à Paris, participation au « Théâtre Albery » (1998-1999) du Théâtre de l’Almeida à Londres avec Britannicus et Phèdre de Racine et Plenty de David Hare, et en 2002 aux productions de la Saison Américaine au Donmar Warehouse de Proof et Take Me Out (Londres) ; Caligula de Camus en 2003 ; Edmond au Royal National Theatre et Top Dog/Underdog au Royal Court en 2003 ; Les Braises de Sandor Marai, traduit par Claude Rich et Sophie Cauchi au Kennedy Center – French Festival ; La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière, traduit par Richard Nelson au Public Theater en 2005 ; L’Hiver sous la table de Roland Topor à la Maison Française à Washington en 2005 ; co-production avec le Studio Theatre à Washington, Hilda de Marie NDiaye, traduction de Erika Rundle et production de Hilda à New York au 59E59 Theatre en 2005 ; Hilda au Hampstead à Londres en 2006.

Outre ses fondations à titre bénévole, elle est Présidente de Laura Pels Productions à New York et du Groupe Théâtral SARL à Paris, qui investit dans les productions théâtrales commerciales.

Laura Pels a acquis le Théâtre de l’Atelier à Paris en janvier 1999 et y a produit : La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière ; Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire ; Trahisons de Harold Pinter ; Résonances de Katherine Burger ; Le Malin Plaisir de David Hare ; L’Homme du Hasard de Yasmina Reza ; La Ménagerie de Verre de Tennessee Williams ; Hilda de Marie NDiaye ; Le Désarroi de M. Peters d’Arthur Miller ; Les Braises de Sandor Marai ; Cinq Filles couleur pêche de Alan Ball ; 84 Charing Cross Road de Helene Hanff ; L’hiver sous la table de Roland Topor ; Trois jours de pluie de Richard Greenberg ; A la folie, pas du tout d’Edward Albee ; L’Ile des Esclaves de Marivaux ; Je sais qu’il existe aussi des amours réciproques (… mais je ne prétends pas au luxe) d’après Emile Ajar / Romain Gary ; Créanciers d’August Strinberg ; La Musica de Marguerite Duras ; Caligula d’Albert Camus ; Les nuits Blanches de Fédor Dostoievski ; Rosa, la vie (lecture de lettres de Rosa Luxemburg) ; Adultères de Woody Allen, Confidences trop intimes de Jérôme Tonnerre, Cap au Pire, lecture de Samuel Beckett par Sami Frey.

Laura Pels est membre des Conseils d’Administration du Roundabout Theatre Company (N.Y.), The Public Theater / New York, Shakespeare Festival (N.Y.), Signature Theatre Company (N.Y.), la Fondation Marcel Marceau, The Burden Center (N.Y.), The American Hospital Foundation in Paris. Elle fait également partie du Kennedy Center International Committee on the Arts (Washington, DC), and the American Associates of the National Theatre (Londres).

En 1999, Laura Pels a été nommée Chevalier des Arts et Lettres et en 2002, Chevalier de l’Ordre National du Mérite.


LE THÉÂTRE DE L'ATELIER, UN PEU D'HISTOIRE

Premier des théâtres construits en banlieue, le « Montmartre » est l’un des derniers qui aient survécu à la démolition de la chaîne d’établissements suburbains qui ceinturait Paris au XIXème siècle.
La grande aventure de cette modeste salle de quartier ne commence véritablement qu’en 1922 lorsque la direction artistique est confiée à Charles Dullin. Dullin, qui n’entend en rien céder aux tentations commerciales, précise que son théâtre sera celui de la poésie et de la réflexion.

Fin 1940, il confie la direction de l’Atelier au jeune décorateur acclamé pour ses décors et costumes de « Volpone », André Barsacq.
Metteur en scène, décorateur, adaptateur, animateur au sens fort, Barsacq ne se borne pas à rencontrer des auteurs : il les suscite. Il ne se contente pas d’engager des comédiens : il cherche ceux auxquels personne n’avait pensé.
Après la mort d’André Barsacq en 1973, Pierre Franck lui succède et dirige l’Atelier jusqu’en décembre 1998. Il y poursuit son travail de metteur en scène tout en veillant à maintenir une grande qualité dans le choix du répertoire (Pirandello, Ionesco, Beckett, Bernhardt, Strinberg…) en fréquente complicité avec, notamment, Michel Bouquet et Laurent Terzieff.

Laura Pels succède à Pierre Franck et assume la direction du Théâtre de l’Atelier depuis janvier 1999.

La singularité d’une vie partagée entre Paris et New York influence la politique artistique de l’Atelier et la diversité des productions qui y sont présentées. L’Atelier propose des créations qui, à un ou plusieurs titres, font découvrir au public parisien les nouveaux auteurs et metteurs en scène français, anglais et américains.
Toutes les formes d’art dramatique ont eu droit de cité à l’Atelier : vaudeville, mime, œuvres de grands auteurs. Nombreuses sont les créations de l’Atelier qui figurent maintenant au patrimoine théâtral de toujours : car celui de demain s’invente dès aujourd’hui, à chaque heure et chaque soir, si nous avons des yeux pour voir en lui un instrument de culture aussi vieux que… la culture elle-même.

Le chemin tracé par Charles Dullin aux couleurs de la poésie et de la réflexion est bien cette voie qui restera celle de l’Atelier.





E THÉÂTRE DE L'ATELIER, UN PEU D'HISTOIRE
Premier des théâtres construits en banlieue, le Montmartre est l'un des derniers qui aient survécu à la démolition de la chaîne d'établissements suburbains qui ceinturaient Paris au XIX siècle. Par décret royal, en date du 10 juin 1817, le comédien-animateur Pierre-Jacques Seveste (ex pensionnaire du Vaudeville de la rue de Chartres) obtint d'être nommé directeur privilégié de tous les théâtres qui seraient édifiés hors de Paris. Il fit dès lors construire dans le village d'Orsel (créé en 1802 par un spéculateur de terrains nommé d'Orsel) sur le versant du Mont des Martyrs, une petite salle de bois conçue par l'architecte Haudebourg baptisée Théâtre Montmartre.

La décoration principale fut confiée à Messieurs Martin et Cicéri, celle de la première galerie à Evariste Fragonard (fils du grand peintre Jean-Honoré Fragonard). Toutes, malheureusement, ont disparu aujourd'hui. L'inauguration eut lieu le 23 novembre 1822. Très vite, on surnomma ce nouvel établissement Théâtre d'élèves et encore Galère Seveste parce que les jeunes comédiens qui composaient la troupe des débuts travaillaient intensément, et n'étaient presque pas payés sous le seul prétexte que Seveste les préparait au métier. Adolphe Laferrière, alors débutant sur la Galère trouvait ce procédé blâmable. Premier signe de contestation des artistes exploités. Après la mort de Seveste père, survenue le 31 mars 1825, le privilège passa aux mains de sa veuve et de ses deux fils, Jules et Edmond.

En 1829, une comédienne de la troupe, Madame Herfort, qui avait fui le domicile conjugal, trouva refuge au Montmartre. Son mari intenta un procès. Les camarades de Madame Herfort, venus témoigner en sa faveur, s'entendirent traiter d'histrions par le Procureur du Roi, Défenseur de la morale bafouée. Ce terme, estimé très injurieux à l'époque (il signifiait mauvais acteur), provoqua un véritable scandale chez les gens de théâtre.

C'est au Montmartre, en 1847, que fut crée la première oeuvre d'un chanteur comédien de la troupe : Louis-Florimond Ronger (dit Hervé).

Cette pièce, intitulée Don Quichotte et Sancho Pança, avait été écrite pour l'acteur Amable Désiré, qui était gros et court, alors qu'Hervé était long et maigre. Le succès fut tel que le compositeur Adolphe Adam, alors directeur de L'Opéra National du boulevard du Temple, alla entendre Hervé et l'engagea dans son théâtre où il lui fit reprendre de suite son Don Quichotte avec Joseph Kelm dans Sancho. La pièce eut un succès fou, l'opérette était née.

En 1848, la Révolution débaptisa le Montmartre qui devint Théâtre du Peuple. Hélas, jamais le peuple ne fréquenta aussi peu la salle des frères Seveste. Ces derniers voyant leurs affaires péricliter cédèrent la place un an plus tard, après un long règne constamment sous le signe du totalitarisme. Deux comédiens, Libert et Auguste Gaspari prirent la suite et couplèrent leur direction avec celle du Théâtre des Batignolles (une autre salle Seveste). En septembre 1852, Gaspari s'en étant allé présider aux destinées du Beaumarchais, Libert demeura seul. Peu de temps en fait puisqu'en 1853 il fut relevé par Alexandre-Hippolyte Chotel (encore un comédien) toujours à la tête de la direction double Montmartre-Batignolles.

En 1860, la Commune de Montmartre, qui avait englobé le village d'Orsel depuis le 10 février 1838, fut à son tour annexée par la capitale. Cet événement fit de l’ancienne Galère Seveste un théâtre parisien. On disait Théâtre de quartier pour l'ensemble de ces nouvelles salles anciennement situées hors des barrières de Paris.

Le répertoire du Montmartre était presque essentiellement composé par la reprise des drames et vaudevilles célèbres créés sur les grandes scènes des boulevards. Les rares créations étaient, pour la plupart, des oeuvrettes sans intérêt.

Par contre, de nombreux comédiens, qui allaient devenir des têtes d'affiches, débutèrent ou se produisirent dans cet établissement. Citons entre autres : Etienne Mélingue, Adolphe Lafferrière, Phileclès Régier, Pierre-Françoîs Beauvallet, Clément Just, Lambert Thiboust, Paulin Menier, Henri Lafontaine, Louis Dumaine, Charles Gobin, Louis Delaunay, Jean-Baptiste Bressant, Louis Montrouge, Paul Deshayes, Paul Boisselot, J-P. Lassouche, Paul Louis Grassot, Laurence Grivot, Hélène Petit, Cécile et Marguerite Caron, Marcelle Lender.

En 1870, pendant le siège de Paris, une représentation de bienfaisance fut organisée au Montmartre par le maire de l'arrondissement d'alors : Georges Clémenceau (30 ans). La Comédie Française vînt jouer Le Bonhomme Jadis (Henri Murger). Il y avait un dîner dans la pièce et Clémenceau avait délicatement ménagé aux acteurs la surprise de leur servir, au lieu d'accessoires en carton, de vrais mets, avec du vrai beurre. Un spectateur émerveillé s'écria dans la salle : " Ne mangez pas tout, laissez-en un peu "

Chotel mourut d'une phtisie galopante en 1873. Sa veuve lui succéda et fit preuve d'une grande maîtrise, menant les deux théâtres de son mari avec vitalité et fermeté, faisant même créer au Montmartre plusieurs pièces, avec un certain succès.

A la veuve Chotel succéda, en septembre 1886, le comédien Pascal Delagarde qui s'était fait une réputation dans divers théâtres de quartiers. Bon acteur de mélodrame, il donna abondamment dans les reprises des maîtres du genre, ne favorisant la création que d'une douzaine d'oeuvrettes légères. Après la mort de Pascal Delagarde, survenue en 1892, Madame Delagarde mena seule la direction des deux établissements, maintenant la tradition chère à son mari et qui devait encore assurer quinze années d'estimables succès à l'entreprise. Au Montmartre, toujours peu de créations.

Le 21 septembre 1900, on donna la représentation de retraite de Léopold-Symphorien Berthelot, le plus ancien pensionnaire de la troupe régulière, l'idole du Montmartre (vingt-deux ans de fidélité à la maison).

La popularité de Berthelot était telle (dans le quartier) qu'une nuit, alors qu'il venait d'être attaqué par des rôdeurs, il s'écria " Hé quoi les amis, vous ne me reconnaissez pas je suis Berthelot ! " Les voyous confus s'excusèrent et le laissèrent aller. En 1905, petit événement d'une grande portée historique... Les débuts sur la scène du Montmartre d'un jeune comédien totalement inconnu qui deviendra, dix-sept ans plus tard, l'âme de ce lieu.

Son nom ? Charles Dullin. Il s'initia, là, aux techniques du mélodrame, jouant Les Deux Orphelines , Le Courrier de Lyon , La Porteuse de pain , etc. Le grand acteur reconnaîtra plus tard que ses débuts dans les théâtres de quartier lui avaient appris l'essentiel de ce qu'il savait.

En juillet 1907, Félix Soulier (depuis quatre ans directeur du Moncey ) s'installa aux commandes du Montmartre qu'il fit immédiatement restaurer et transformer par l'architecte Gilbert Duron. En outre, pour inaugurer son mandat( le 8 septembre suivant) Soulier eut la chance de s'assurer le Concours de la grande Sarah Bernhardt qui vint donner aux Montmartrois éblouis une série de représentations de La Dame aux Camélias.

Quel triomphe ! Le modeste théâtre n'avait jamais été à pareille fête. Ce furent les derniers beaux jours. Dès 1908, les difficultés commencèrent de se faire sentir, le déclin s'amorça sensiblement. Déjà se profilait l'inquiétante menace qu’un nouveau monstre appelé Cinématographe faisait peser sur les salles décentralisées. La presque totalité d'entre elles allait être progressivement absorbée entre 1914 et 1925.

Le Montmartre, lâché par Soulier en 1913, ne devait, hélas, pas faire exception. Un nommé Corat livrera l'ultime combat, tentant vainement de relancer l'établissement avec une saison d'opéras populaires. Les résultats furent assez catastrophiques. La guerre éclata le 3 août 1914. Le Montmartre ferma ses portes. Peu de temps après, on aménagea la salle. Pour y faire quoi ? Un cinéma bien sûr. Cette fois, c'était bien fini. La presse annonça la mort du Montmartre Théâtre et la naissance du Montmartre Ciné. Une page d'histoire venait d'être tournée.

La grande aventure de cette salle modeste de quartier ne commence véritablement qu'en cette année 1922, où son directeur Maurice Robert, renonçant à toutes activités cinématographiques, constitue la société anonyme du Théâtre Montmartre et en confie la direction artistique à Charles Dullin. Ce dernier a trente-sept ans. Depuis ses débuts en 1904, l'ascension a été difficile. D'abord une tentative vite avortée de fondation d'un théâtre de foire, à Neuilly en 1907. Puis un bref séjour au Grand Guignol et un autre, plus important, au Théâtre des Arts. Enfin en 1913, premiers résultats ! Création du Vieux Colombier par Copeau. Dullin devient l'un de ses plus proches collaborateurs. Il entre ensuite chez Gémier, au Conservatoire Syndical, comme professeur en 1918. Encore trois ans. juillet 1921 I C'est la naissance de l'Atelier. Premières représentations en province, avant Paris, puis dans une boutique au 7 de la rue Honoré Chevalier. La Compagnie s'installe ensuite rue des Ursulines (avril 22). Il y a là une vieille salle désaffectée, (aujourd'hui cinéma). Ce n'est pas suffisant. Il faut à Dullin un vrai théâtre.

Au Montmartre, désormais baptisé Atelier, la partie va être extrêmement difficile. Dullin, qui n'entend en rien céder aux tentations commerciales, précise que son théâtre sera celui de la poésie et de la réflexion. C'est une rude bataille pour la rénovation de l'art dramatique que cet homme pur va mener dans cette vieille et centenaire salle renaissante et lui donner une dimension internationale.

Cependant Dullin ne se laisse pas aller au découragement. Une pièce est en répétition Voulez-vous jouer avec Môa? de Marcel Achard écrite au cours de l'été précédent par ce jeune auteur que le patron, dit-on, fit enfermer trois mois durant pour l'obliger à venir à bout de son travail. Cette oeuvre, dont le succès va être extraordinaire, sera le salut de la compagnie.

De cet animateur exceptionnel, Jean-Louis Barrault disait : " Ce qui se dégage aujourd’hui de Dullin c'est un mélange de jeunesse, d'enthousiasme, de révolte, de virginité et d'enfance. Surtout en tout cas, pour moi, c'est cette merveilleuse faculté qu'il avait de renaître vierge tous les matins. Plus Dullin avançait dans la connaissance de son art, plus il avait l'art de l’ignorer. Il le découvrait chaque jour et l'on pouvait admirer dans ses yeux pétillants de malice l’étonnement et l’émerveillement de l'enfance obstinée".

Ses principales mises en scène :
La Vie est un songe de Calderon, A chacun sa vérité de Pirandello, Les Oiseaux d’après Aristophane, Richard III et Jules César de Shakespeare, Hamlet de Lafforgue.
La déclaration de guerre (3 septembre 1939) laisse Dullin désemparé. La plupart de ses collaborateurs sont mobilisés. Tant d'années d'efforts anéantis brusquement. Dullin sombre dans le découragement. Darius Milhaud lui offre une mise en scène à l'Opéra. Ce travail l'occupe plusieurs mois. Puis il se retire à la campagne, chez lui, à Férelles près de Crécy-en Brie. L'exode passé, il lui faut revenir à Paris reprendre sa tâche, l'inaction lui est insupportable. Il se met à la recherche d'un grand théâtre susceptible de mieux servir ses mises en scène, de recevoir un plus grand nombre de spectateurs pour de bonnes places à des prix accessibles ainsi qu'il s'en expliquera plus tard. Ce sera d'abord une difficile collaboration avec Léon Volterra qui lui offre la co-direction du Théâtre de Paris. Enfin, en 1941, commence la folle aventure du Sarah-Bernhard. Dullin briguait cette salle depuis 1937. Elle sera son dernier asile.

Et l'Atelier ? Dullin l'offre à André Barsacq, son ami et collaborateur de longue date, auteur d'un important nombre de décors d’œuvres présentées place Dancourt entre 1928 et 1935, fondateur-animateur de la Compagnie des Quatre Saisons.

En prenant possession de ce prestigieux théâtre, Barsacq voit ses rêves se réaliser : mettre en scène et décorer les pièces qu'il affectionne.

De André Barsacq, Félicien Marceau écrivait: "Animateur au sens le plus fort du terme,il ne se contentait pas de voir des auteurs il les suscitait iI ne se contentait pas d'engager des acteur, il allait en chercher auxquels personne n'aurait pensé. Auteurs et acteurs, on ne compte pas ceux qui lui doivent cette chose capitale, et la plus difficile : leur première chance, leur première affirmation. Cela aussi, c'était tout ensemble le talent et la générosité. Pour que le théâtre soit vivant, pour qu'il soif cette passion qui brûle et sans quoi il n'est pas de répliques feintes devant des murs feints, il y faut cet amour, cette ferveur, ce courage, ce goût du risque, cette rigueur, ce respect du public. C'est tout cela qu'il y avait chez André Barsacq ".

Principales mises en scène d’André Barsacq :
Le Bal des voleurs et Antigone de Jean Anouilh, L’Oeuf de Félicien Marceau, Château en Suède de Françoise Sagan, L’Idiot de Dostoievski.
D'autre part, André Barsacq a signé des mises en scène à l'Opéra de Paris, à la Comédie Française, au Théâtre du Gymnase et au Théâtre Hébertot. Le 3 février 1973, André Barsacq meurt brusquement.

En 1973, Elisabeth Alain, Jean-Louis et Alain-Alexis Barsacq remplacent leur père avec beaucoup de foi et présentent une mise en scène de Georges Wilson Long voyage vers la nuit de Eugène O'Neill et L'Homme en question de Félicien Marceau, mise en scène de Pierre Franck. L'ouverture de la saison 1974-1975 est marquée par un important changement. Après que des bruits inquiétants aient couru concernant le sort d'un établissement depuis plusieurs mois en difficulté, et que les enfants d'André Barsacq ne pouvaient continuer de gérer, une solution est heureusement trouvée. Le metteur en scène Pierre Franck (ex codirecteur du théâtre de l’Œuvres) reprend le bail commercial en association avec Loïc Volard (directeur du jeune Théâtre National). Dans le même temps est créée une formule nouvelle dite Théâtre Indépendant à laquelle s'associent Jean-Claude Houdinière (directeur de l'Athénée) et Michel Fagadau (directeur de la Gaîté-Montparnasse). Cette formule propose, sous forme d'abonnements, quatre spectacles différents pour la somme globale de cent francs. Initiative prise pour la sauvegarde du théâtre prive.

En 1976, Pierre Franck demeure directeur de l'Atelier associé à Danièle Franck. Leur premier spectacle est MONSIEUR CHASSE de Georges Feydeau mise en scène de Robert Dhéry.

Principaux spectacles :
Le Faiseur de Balzac, Cocteau Marais de Jean Marais et Jean-Luc Tardieu, Deux sur la balançoire de William Gibson, Henri IV de Pirandello, L’Antichambre de J.C. Brisville, Fin de Partie de Beckett, Avant la retraite de Thomas Bernhard.

En 1999, Laura Pels devient directrice du Théâtre de l’Atelier.

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