NOUVELLES DU 18EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Association SYSTEMACTIVE - Rencontre avec Marianne Euvrard -


L’entreprise située dans le 18ème dans laquelle travaillait Marianne Euvrard a été liquidée en décembre 2007. Elle y exerçait comme responsable qualité sur le développement des bilans de compétence. Elle a ensuite été embauchée par l’Université Paris VIII en qualité de coordinatrice pédagogique et chargée de cours sur plusieurs promotions et formations.

Mais un projet lui trottait déjà dans la tête depuis quelque temps…
Créer une association pensée au départ pour informer, renseigner et accompagner toutes les personnes qui travaillent, en situation précaire ou pas, mais qui ignorent qu’en France il y a des lois, des règles et des possibilités d’évoluer, de se former au sein de l’entreprise. 


« Ca faisait un moment qu’on en parlait avec quelques amis, dans des dîners, des petites réunions ».
Et c’est vraiment au moment où son entreprise a été liquidée, que Marianne a eu l’énergie de lancer son projet.
SystemeActive a donc vu le jour deux mois après, en février 2008. L’association est composée actuellement de quatre femmes, toutes issues de la formation et du bilan de compétence, avec une bonne expérience dans ce domaine, un réseau important et surtout avec une grosse motivation.

Marianne Euvrad, trésorière de l’association, est également psychologue clinicienne et c’est dans son bureau qu’elle nous a reçu. Depuis février elle met donc cette petite pièce de 18m² à disposition de l’association. C’est ici qu’elle travaille, reçoit ses patients et depuis février peut aussi recevoir en rendez-vous des salariés ; c’est encore ici que SystemeActive organise depuis peu des réunions de supervisions. Marianne y passe parfois 15 heures par jour, la fatigue se fait sentir mais la motivation reste intacte.

« Le projet de SystemActive a commencé par ce que l’on savait le mieux faire, c'est-à-dire les bilans de compétences… Le FONGECIF*(voir note de bas de page) a un problème, il n’arrive pas à toucher certaines strates de la population, notamment les gens qui ont du mal à lire et à écrire, les gens de bas niveau de qualification, des femmes avec des CDD, des contrats précaires… »

*Car il est important de rappeler une règle : Quand on fait partie d’une entreprise embauché en CDI, à partir du moment où on a un an d’ancienneté dans l’entreprise et 5 ans d’expérience professionnelle, le salarié a la possibilité de mettre en place un bilan de compétence : c'est-à-dire faire le point sur ce que l’on sait faire mais aussi sur ce que l’on ne sait pas faire et que l’on aurait besoin d’apprendre.

Et donc quand on est embauché en CDD, le FONGECIF met en place des spécificités pour pouvoir former ces personnes afin qu’elles obtiennent un certain niveau de diplôme et qu’elles puissent être beaucoup plus indépendantes et acteur de leur évolution professionnelle.
Mais force est de constater, souligne Marianne Euvrard, que le FONGECIF ne parvient pas à toucher ces salariés.
Pourquoi ? Madame Euvrard nous donne un exemple très clair, d’une part le FONGECIF ne communique principalement que par le biais de campagnes d’affichage, présentes dans les gares, etc et d’autre part, les entreprises ne communiquent pas ou peu aux salariés sur les possibilités proposées par le FONGECIF.

Marianne Euvrard est convaincue que l’association SystemActive, en partenariat avec les structures existantes (Fongecif, Anpe) peut aider et accompagner les salariés en butte avec toutes ces questions et difficultés. « Parce qu’ils se font mal les gens qui ne connaissent pas l’entreprise, ils sont bien souvent en souffrance. Dans les bilans de compétence leur 1er mot, c’est je veux changer de boîte, c’est plus possible ».
SystemActive a donc du pain sur la planche. Pour Marianne Euvrard, c’est devenu, comme elle le dit « son cheval de bataille ».
Un exemple : « Une dame m’a appelé récemment pour me dire – j’ai un souci, ça fait deux fois que je me fais éjecter de mon siège et que je passe dans un autre service, toujours en tant qu’assistante de direction, mais j’ai bien compris que c’était parce que je n’avais pas de diplôme et que j’étais arrivée comme ça, que j’ai été formée sur le tas et du coup je sens bien que l’on ne veut plus de moi et je vais rapidement avoir un problème. On m’a parlé de la validation des acquis et d’expérience, qu’en est-il ?» Marianne Euvrard lui a donc donné rendez-vous le lendemain au siège de SystemActive – 57 rue Ordener 75018 - pour lui expliquer et la conseiller sur les différentes démarches à suivre.

Concrètement SystemActive peut se décliner en 5 activités :

1. Conseils et orientations des salariés, d’abord par un contact téléphonique et ensuite si nécessaire par un rendez-vous dans le local de l’association. (Il n’est pas obligatoire de résider dans le 18ème) – Ce service est gratuit -
L’accompagnement peut se faire dans de rares cas, car le but est aussi que les personnes s’approprient les informations et deviennent acteurs de la démarche. Mais il leur est arrivé de mettre leur manteau et d’accompagner un salarié dans ses démarches.
L’équipe peut orienter les salariés vers le FONGECIF pour effectuer des bilans de compétence. Dans un second temps, ces bilans de compétence pourraient être réalisés au sein même de SystemActive. L’association est d’ores et déjà habilitée par le FONGECIF.

2. En janvier devrait commencer 1 fois par mois : Des ateliers techniques de recherche d’emploi : (atelier CV, rédaction de lettre de motivation, simulation d’entretien…) Pour y participer les personnes devront adhérer à l’association par une cotisation de 15€ à l’année.
3. SystemActive souhaite également mettre en place prochainement des petits-déjeuners à thème.
4. Des groupes de paroles


5. Supervision et échange de pratique : réservé aux professionnels (Conseillers bilan, conseillers en insertion, Anpe, Apec…)
Un 1er groupe a déjà eu lieu dans le petit local de SystemActive et a réuni 10 conseillers bilan.
Le 1er groupe devrait se réunir tous les derniers jeudi du mois et le 2ème groupe tous les derniers mercredi du mois. (Cotisation obligatoire.)

SystemActive a donc comme objectif de remplir deux missions, à la fois de conseiller, soutenir et orienter les salariés, mais aussi de permettre aux professionnels d’échanger sur leur pratique et ainsi de lutter contre l’isolement que connaissent beaucoup de professionnels. Marianne souligne qu’il y a une grande demande et un besoin réel sur ce point.

SystemActive est une jeune association qui commence à faire parler d’elle. Un article paru dernièrement dans le journal associatif du 18ème du mois les a aidé à se faire connaître. Des salariés du 18ème et d’autres arrondissements commencent à leur téléphoner, à demander conseil. Les bénévoles de l’association ont commencé à rencontrer des salariés dans le cadre de rendez-vous. Une Juriste, Martine Cador, les a rejoint, et apporte ses connaissances et permet à l’équipe de répondre de manière adaptée et précise aux problèmes de chacun. 


SystemActive recherchent actuellement des bénévoles ayant des compétences en :
- Infographisme afin de réaliser leurs plaquettes et affiches.
- En secrétariat, mise en forme de documents, informatique


L’équipe de SystemActive est composée de bénévoles :
Marianne Euvrard (trésorière)
Françoise Poullot (membre actif)
Corinne Tallet (secrétaire)
Maxime Trunel(Président)
Katia Trunel (membre actif)
Martine Cador (Jursite)

SYSTEMACTIVE -57, rue Ordener 75018 Paris –
Tel/Fax : 01.42.59.79.02 – mail : contact@systemactive.fr
Ouvert de 10h à 18h du lundi au vendredi.

FONGECIF
Leurs missions
LE FONGECIF ÎLE-DE-FRANCE INFORME ET CONSEILLE SUR VOTRE CIF ET CBC
Le Fongecif Île-de-France, fonds de gestion du congé individuel de formation de l'Île-de-France, est :
Un OPACIF, organisme paritaire gestionnaire du congé individuel de formation (CIF) à compétence interprofessionnelle et régionale, dont les missions sont :
• Collecter, dans des conditions définies par le FUP (Fond Unique de Péréquation), et gérer les contributions des entreprises
• Développer une politique incitative du CIF et du CBC (congé bilan de compétence) des salariés en CDIou en fin de CDD
• Définir les priorités, les critères, et l'échéancier pour l'examen des demandes de prise en charge
• Prendre en charge tout ou partie des dépenses afférentes au CIF et au CBC
• Assurer l'information et le conseil des salariés sur le CIF et les formations existantes et sur le CBC
(art 31-14 de l'avenant du 05.07.94 à l'ANI 91)

LE FONGECIF ÎLE-DE-FRANCE EST UNE ASSOCIATION LOI 1901, AGRÉÉE PAR L'ETAT.
ORGANISME PARITAIRE CRÉÉ EN 1983 PAR LA VOLONTÉ DES PARTENAIRES SOCIAUX (ACCORDS NATIONAUX INTERPROFESSIONNELS ANI), SON CONSEIL D'ADMINISTRATION EST CONSTITUÉ DE 30 MEMBRES, REPRÉSENTANT LES EMPLOYEURS ET LES SALARIÉS, ÉGALEMENT RÉPARTIS EN DEUX COLLÈGES ET DÉSIGNÉS PAR LEURS STRUCTURES RESPECTIVES
POUR LE COLLÈGE REPRÉSENTANT LES EMPLOYEURS :
CGPME, MEDEF, ET UPA
POUR LE COLLÈGE REPRÉSENTANT LES SALARIÉS :
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT ET CGT-FO 
PARIS 18ème - ASSOCIATION ARCANE 18 - BLOG 75018
BLOG ASSOCIATIF
"Relais des infos et événements des associations du 18ème arrondissement de Paris"
ARCANE18 Association reconnue d'Intérêt Général
Siège social : 5 rue Feutrier 75018 Paris
Tel: 01.53.41.01.46
arcane18.blogspot.com

Le Noël de Poulbot
pour les enfants de Montmartre



24 décembre 2008 par Hélène

À la fin des années 20, le dessinateur montmartrois Francisque Poulbot, qui immortalisa les gamins de son quartier grâce à des dessins devenus l’emblème de Montmartre dans le monde entier, créa un dispensaire pour leur venir en aide. Hélène, ex-habitante du 18e arrondissement de Paris, a adressé à dixhuitinfo, des écrits qui témoignent de la générosité de Poulbot.

La vie des gosses de Montmartre, Francisque Poulbot l’a contée avec tendresse et humour dans ses œuvres qui nous révèlent aussi son engagement pour l’enfance défavorisée. L’écrivain Roland Dorgelès disait de lui : « Il avait sans cesse la main à la poche. Aux petits il donnait pour s’acheter des billes, des sucres d’orge, du roudoudou -parfois des chaussures- et aux grands de quoi régler l’épicier qui coupait le crédit. »

 

En1922, vient à Poulbot l’idée d’organiser un gigantesque arbre de Noël subventionné par les dons et le dévouement de tous. Ils sont près de deux mille venus de Clignancourt et de la Chapelle à avoir répondu à l’invitation de Poulbot et de ses amis de la République de Montmartre. André Warnod raconte : « Le Moulin de la Galette, théâtre, les autres jours, de plaisirs moins purs, était plein hier après-midi de petits enfants fêtant Noël. Des enfants ! il en arriva par troupes, par groupes, par essaims, par ribambelles ; des garçons et des filles, des tout petits portés sur les bras et des grands qui avaient plus de dix ans d’âge ; et tout cela piaillait, riait, gloussait, chantait, criait. »

Et l’auteur de poursuivre : « La grande salle du Moulin était une volière pleine d’oiseaux. Et au milieu il y avait le bel arbre de Noël, un sapin énorme dont la cime touchait le toit et dont chaque branche pliait sous le poids des jouets, des gâteaux et des lumières multicolores… Les petits bras se chargeaient, soit de poupées, soit de chevaux de bois. Les veinards eurent des auto-skis. On distribua des trompettes, le charivari devint infernal, mais les « grandes » recevaient de beaux tabliers de couleurs, et des robes, et des manteaux et leurs rêves de coquettes enfin réalisés, elles voyaient l’avenir sous de riants aspects. Personne ne fut oublié, chacun s’en fut content en remerciant le ciel de l’avoir fait habiter le 18e arrondissement, le Montmartre de Poulbot, grand ambassadeur des tout petits auprès du Père Noël ! »

Avant de dessiner  tous ces "petits bonhommes" (c'est ainsi qu'il les appelait), Poulbot est lui mème un de ces gamins de Montmartre pret à faire les 400 coups derrière les baraques du maquis ou aux détours des ruelles, vétu de sa pélerine à capuchon,  trainant ses gros godillots et son lourd cartable.  
Il est né à Saint Denis de parents instituteurs mais dés sa jeune enfance vient à Montmartre qu'il ne quittera plus.  A 18 ans, il occupe une baraque du maquis, plus tard il emménage rue Lamarck, puis rue Cortot, rue Caulaincourt, rue de l'Orient et finalement dans un trés bel hotel particulier de la rue Junot décoré d'une frise de gamins "pour montrer que c'était aussi leur maison".  
Toute sa vie, il adore les enfants et vient en aide à ceux qui sont dans le besoin, organisant des galas au Moulin Rouge ou de la Galette. "Il avait sans cesse la main à la poche, raconte Roland Dorgelès. Aux petits, il donnait pour s'acheter des billes, des sucres d'orge, du roudoudou -parfois des chaussures- aux grands de quoi régler l'épicier qui coupait le crédit."  
Caricaturiste pour les journaux satiriques, Le Rire et l'assiette au beurre, il illustre à tour de bras et se montre aussi un fameux animateur de fètes Montmartroises. 
 "Dessiner, ça me repose" disait-il...et c'est en se reposant qu'il est  devenu célèbre ...  

Francisque Poulbot, affichiste, dessinateur et illustrateur français.

Né le 6 février 1879 à Saint-Denis, près de Paris, de parents instituteurs, il est l'aîné de 7 enfants. Doué pour le dessin, il n'ose cependant pas se présenter à l'École des Beaux-Arts. À partir de 1900, ses dessins commencent à être publiés dans la presse. Il s'installe à Montmartre et épouse en 1914, Léona Ondernard, avant de partir pour le front, mais il est cependant réformé l'année suivante. Durant la Grande guerre, il signe des affiches patriotiques, ce qui lui vaudra plus tard, sous l'occupation allemande, une assignation à résidence. Il décède à Paris le 16 septembre 1946 et est inhumé au Cimetière de Montmartre.

Très attaché à la vie montmartroise, il avait crée en 1921 la "République de Montmartre" avec ses amis Adolphe Willette, Forain et Maurice Neumont. Pour venir en aide aux enfants nécessiteux de Montmartre, il ouvre en 1923 un dispensaire rue Lepic.

Le néologisme « poulbot » a été créé en souvenir de ses nombreux dessins représentant des titis parisiens : les gamins des rues.

Sa fille Zozo a épousé Jean Cheval, le fils d'un de ses amis (Il y a par ailleurs eu des séries de cartes postales de Poulbot et Cheval).

La République de Montmartre est une association philanthropique, née un soir d'hiver 1920, à l'initiative du dessinateur humoriste Joe Bridge. Devant un auditoire composé d'Adolphe Willette, Jean-Louis Forain, Francisque Poulbot, Maurice Neumont, Louis Morin, Maurice Millière, Jules Depaquit, il propose, face à l'invasion du modernisme sans limites dans les arts, de créer pacifiquement un mouvement réactionnaire et de fonder "La République de Montmartre".

Le 7 mai 1921, la R.D.M.dépose ses statuts.

En 1923, Lucien Boyer, chansonnier, compose le texte de l’hymne officiel de la R.D.M., L’enregistrement de Monte là-d’ssus... tu verras Montmartre ! [1], se fait la même année avec le comité directeur de la R.D.M. Disque gravé en 1923.

La République de Montmartre est jumelée avec La République des Canuts et la ville de Saint-Cyr-sur-Morin.


www.dixhuitinfo.com



Les plus belles lettres écrites par nos aînés dans un spectacle de la Piccola compagnie qui se jouera le 14 janvier 2009, à 14h, dans la salle des fêtes de la mairie.

Depuis 2001, la Fondation Nationale de Gérontologie organise un concours épistolaire intitulé « Lettres A », qui récompense les plus belles lettres écrites par nos aînés. Touchée par la richesse des émotions que ces lettres contiennent, Chloé Waysfeld, qui dirige la troupe de théâtre la « Piccola Compagnie », a souhaité leur donner vie le temps d'un spectacle avec le concours de  jeunes comédiens, Noëmi Waysfeld et Marc Sollogoub.

Sensible à ce projet émouvant et ambitieux, la mairie du 18e accueillera cette pièce le 14 janvier prochain. Un spectacle qui montre « que chaque personne, quel que soit son âge, est différente de son voisin, et possède ses rêves, ses douleurs, ses joies... ». Il sera suivi d’un débat sur les mots qui l’ont inspiré.

Extrait de la lettre « la fin du duo "on veut vivre...."

Quand on arrive en maison de retraite, on se sent seule, perdue, abandonnée, livrée tel un paquet à des gens, trop de gens, on ne les connaît ni reconnaît. Ils savent tout, et en même temps rien de nous. On se sent comme un vieux fauteuil que l’on déplace quand on fait le ménage.

Et puis il y a les visites, un peu plus rares avec le temps. Les gens disent : « Vous êtes bien dans cette maison, vous avez tout ce qu’il vous faut, vous voilà tranquilles maintenant. » On ne veut pas être tranquilles, on veut vivre, rire, chanter la vie, on a le cœur qui bat comme vous tous.

Le personnel est nombreux, il nous semble, mais souvent n’a pas le temps : « Il n’y a pas que vous à s’occuper. » Comme nous les vieux, il y en a des gentils et des biens moins. Nous sommes vieux, mais nous ne voulons pas devenir transparents. »

Spectacle Lettre A

Noëmi Waysfeld et Marc Sollogoub, comédiens ; Thierry Bretonnet, accordéon ; Benoît Richter, mise en scène ; Carole rayon, Scénographie

Mairie du 18e - Salle des fêtes
Entrée libre

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projet professionnel 12/12/2012 11:45

les bilans de compétences sont généralement financés par les Organismes Paritaires Collecteurs Agrées (OPCA). La première démarche à effectuer est donc de se procurer la liste des organismes agréés
par ces OPCA, disponibles auprès des Fongecif de chaque région.