MONTMARTRE A LA UNE

Publié le par LEPIC ABBESSES

L'amour des objets

 

 

L'         L'atelier Brocante, vous trou­verez des petits bouts de rêves et d'enfance, éparpillés avec art, par Catherine Jacquet et son papa Raymond. Deux per­sonnes attachantes, à la gouaille truculente et à la sensibilité à fleur de souvenirs. Pénétrer dans leur antre, c'est comme ouvrir un livre d'images anciennes, avec ce par­fum si particulier qui nous trans­porte dans les contes des Mille et une Nuits. Chaque chose raconte une histoire ... Peut-être la votre ?

 

 

 

 

 

 

Catherine, comment est née ta passion pour la brocante ?

 

 

C'est maman qui a ouvert Ie magasin. Elle a fait plein de metiers - dont celui de décoratrice - et a toujours eu Ie goût de chiner. Si, elle a accumulé des tas de choses. Puis, on a ouvert cette boutique pour entreposer tout ça. Un peu comme un atelier. ..

D'ou Ie nom! Quant a papa, il a été chansonnier, mime, et a fait plein de tournées, avec Felix Leclerc, Henri Salvador.... Lorsqu'il a ren­contré maman, elle lui a filé Ie virus et il s'est mis a chiner lui aussi ! Moi, je chinais deja, comme ma grand-mere. L'âme de Ia. boutique est faite de toute cette histoire avec mes parents. Je m'adapte au quar­tier qui a évolué, mais je garde I'esprit de fantaisle. J'ai de plus en plus de monde qui préfère passer par la rue Veron, devenue plus vivante. Certains en ont marre des boutiques de fringues de la rue des Abbesses.

 

Le métier a-t-il changé ?

 

 

 

 

Oh oui ! Maintenant, la plupart des gens sont c1oisonnés et ont peu d'imagination.lls veu­lent des trues calibrés, qu'i1s ont vus dans des revues.

 

 

 

 

Ce changement est dû à quoi ?

 

 

 

II y a plein d'infos autour de ce métier, qui n'existaient pas avant. C'est un phéno­mème de mode. Autrefois, il y a avait de vrais collection­neurs qui avaient I'amour des objets. A present, ce sont plutot des speculateurs. Moi je continue à faire ce métier avec la notion de plaisir. J'aime mettre les objets en scene, de façon à ce qu'ils racontent quelque chose.

 

 

 

 

Monsieur Raymond, si vous ne deviez garder qu'un objet, ce serait quoi?

 

 

 

Un petit personnage a I'air jovial et qui porte une pélerine. II date de 1910 et se trouve dans ma chambre. II me rappelle Ie temps ou j'étais écolier.

 

 

 

 

 

Et toi, Catherine ?

 

 

 

Un tableau breton de Pardon. Je I'ai gardé longtemps chez moi avant de le vendre. Aussi, une poupée délavée par les intempé­ries. C'était pas un truc de valeur, mais elle était touchante. C'était un jouet de pauvre, avec lequel des enfants avaient joué, ce qui n'est pas souvent le cas des jouets anciens.

 

 

L'Atelier Brocante

34 , rue Véron

75 018 Paris

Téléphone  01 42 58 95 13

 

Ouvert du mardi au samedi de 14h30 à 19h30

 

M° Blanche où Pigalle

 

Article paru dans MONTMARTRE A LA UNE UNE N° 21

 

Propos recueillis par Nadine Monfils

 

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